AMP ( aka Pim Pam Poum )

A M P
(14 02 2007)
entretien lors du concert des 3 guitaristes pauvros,akchoté,montera à l'olympic café - 3 min.

Jean François Pauvros “Improvisateur né, le guitariste et compositeur J.F Pauvros, s’appuyant sur des airs voluptueux ou poignants, repousse les limites sonores de son instrument...”
“Ses disques et ses concerts dans le monde entier illustrent parfaitement sa foi dans le nomadisme musical et les rencontres improbables mais essentielles...”
“En solo il décline un cocktail électrique dosé de fureur, d’adresse et d’humour noir...”
Il compose pour la danse. Principalement pour la chorégraphe Anne Dreyfus : Divine fois 4, Acmé... et aussi Le corps est un menteur”(chorégraphie pour cent danseurs), Le Grand Amour, Fée d’hiver, Provisoire, pour lesquels il participe à la conception, la réalisation et la mise en scène...
Il se produit en duo avec Anne Dreyfus, Masaki Iwana, Dina Emerson, et travaille aussi avec Maki Watanabe, Gyohei Zaitsu, Odile Azagury…
Il collabore ou a collaboré aussi directement avec des poètes, Michel Bulteau, Marilya, Gôzô Yoshimazu… et des peintres, Klossowski, Potage…

De ces années d'apprentissage passées aux côtés de pointures, Noël Akchoté garde de bons souvenirs et aucun regret, conscient au contraire de la chance inouïe qu'il a eue : “J'ai pu me rendre compte par moi-même, j'ai été invité presque partout, à jouer, à essayer”. Cette histoire a nourri son travail, l'a aidé jusqu'à ce qu'il y voit plus clair quant à ses préoccupations musicales, notamment quand il s'est agi de créer Rectangle, label animé avec Quentin Rollet -souffleur énervé au sein de Prohibition ou aux côtés d'Akosh S.- et structure indépendante qui a fait couler beaucoup d'encre, tout le monde ne saisissant pas forcément le rapport et la pertinence qu'il peut y avoir à réunir sous un même toit l'improvisateur britannique Derek Bailey et le performer underground Costes, l'ex-Gastr Del Sol David Grubbs et les bandes originales des films pornos de John B. Root, la folk music imprégnée d'electro de Red et le free jazz du Workshop de Lyon. Quelque part, qu'il s'agisse de ses disques ou de ses productions, Noël Akchoté s'inscrit dans un sillage qui n'a rien à voir avec celui, pour le citer, du "grand bazar des falsifications actuelles". Son travail est engagé sur des fronts que beaucoup ont déserté en dehors de l'underground.
Les frontières, justement, Noël Akchoté connaît bien. Cela fait assez longtemps qu'elles ne sont plus un problème pour lui : il semblerait même qu'on l'entende et qu'on le comprenne mieux à l'étranger qu'ici.
“Je cherche plus à renouer voire à ressouder. Le système a ses raisons pour isoler tout ce qui se met en mouvement, mais la vie, la pensée, cherchent et nécessitent l'union et l'harmonie.”
Et en ce qui concerne l'hypothèse d'associer cette installation à Vienne à une renaissance, mieux vaut l'abandonner, c'est une fausse piste.
“Je ne crois pas aux brisures mais en la continuité de l'individu. Je parlerais donc de retrouvailles. Je renoue certainement quelque chose de mon histoire, une histoire d'européen aussi.”
Des frontières aux territoires, il n'y a qu'un pas. Et les monarchies locales, sa petite entreprise les ignore en inventant un monde de libre échange sans douanier pour contrôler les idées qui circulent.
Parmi les enregistrements de Noël Akchoté, ces dernières années, deux solos inclassables, "Alike Joseph" et "Simple Joseph", sont de longues improvisations envoûtantes où le son est plus important que l'instrument qui est joué. Après "Aux noctambules" en duo avec David Grubbs puis "Rien", un trait sur dix années de "guitarismes" avait été tiré.
“J'ai eu ce besoin à un moment donné de laisser tomber pour voir ce qui me restait en propre. Comme de s'allonger pour voir ce qu'il y a en dessous, à côté de la note, de la guitare.”
Ces solos ont été réalisés à genoux, l'instrument au sol.
"On y vit chaque vibration, chaque émission, comme une information sur ce qui est à venir. L'oreille sur les rails du chemin de fer, c'est cela.”

Issu du rock, surnommé “ le John Lee Hooker du noise“ (Jazzthetic, Markus Müller), Jean Marc Montera utilise tout le registre des cordes amplifiées et acoustiques : résonances, percussions, distorsions, extensions et détournements en tous genres, évocateur d’un monde sonore abstrait et du mécanisme quotidien de la ville et du travail. Il est parmi les plus actifs dans le champ des musiques improvisées. Depuis les années 1970, il multiplie les rencontres et les contacts avec d’autres univers artistiques jusqu’à rendre de plus en plus floue la « barrière » entre les genres.

Jean-Marc Montera, cofondateur du GRIM (Groupe de Recherche et d’Improvisation Musicales) en 1978 s’est associé en 2000 avec l’auteur metteur en scène Hubert Colas, pour fonder Montévidéo, centre de créations contemporaines à Marseille. La vocation de ce centre est de créer des passerelles, d’établir une interactivité entre la musique et le théâtre sous leurs formes les plus actuelles et de multiplier les confrontations avec d’autres artistes et d’autres disciplines.

En 2001, il fonde l’Ensemble d’Improvisateurs Européens réunissant Hans Koch, Thomas Lehn, Hélène Breschand, Dan Vandewalle, Lelio Giannetto, Chris Cutler. Avec l’EIE il monte la partition graphique « Treatise » de Cornelius Cardew et tourne en France (Europa Jazz Festival, Pannonica, Athénor, Musique Action, et à l’étranger, Cet ensemble s’est donné pour objectif de se spécialiser dans l’interprétation des partitions graphiques.

Outre ses concerts solo ou formation, il réalise de nombreuses musiques de films et de créations théâtrales ou chorégraphiques.

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