
Ozone (15 01 2007) entretien avec ozone lors de leur concert à l'olympic-café |
Le « musicien de jazz français type » aime essayer de faire rire le public, même si la musique n’a rien à voir, et cultiver le jeu de mots plus ou moins vaseux entre deux plages instrumentales. Ainsi Christophe Monniot, multi-instrumentiste à laisser baba le plus cool des sax, tant il les surpasse en originalité. Sur scène, il a un look délibérément comique où le béret joue un rôle important. Avec le groupe coopératif La Campagnie des Musiques à Ouïr (un trio), il joue de la musique qui fait rire les enfants – et sidère les adultes – par sa folie à la Buster Keaton et à la Jacques Tati (écouter leur récent La Manivelle magyare, avec le guitariste Gábor Gadó, sur BMC/Abeille).
Cette fois, en duo avec le pianiste hongrois parisien Emil Spányi, il joue, entre autres, trois classiques du jazz, Lullaby of Birdland, Mood Indigo, Jubilee Stomp. Les deux bricolos leur injectent une étrangeté tantôt inquiétante, tantôt drôle, et souvent les deux à la fois, au moyen de saxophones sopranino, alto, baryton alternés ou superposés sur fond de synthétiseurs et de sampleurs multiples. Travail de studio d’une beauté surprenante qui se termine par un fantomatique Tenderly chanté à travers des « pailles à son », si on a bien compris...
Michel Contat (Telerama)
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